Distribution-iode

6 RÉFLEXES POUR BIEN RÉAGIR
EN CAS D’ALERTE NUCLÉAIRE

Picto réflexe numéro 1 en cas d'alerte nucléaire

Rejoignez sans délai un bâtiment en dur. Si vous êtes déjà dans un bâtiment, isolez-vous de l’extérieur : fermez portes et fenêtres et coupez la ventilation. Si vos enfants sont à l’école au moment de l’alerte, ils seront mis à l’abri par les enseignants.

Que faire si j’ai des animaux ?

Picto réflexe numéro 1 en cas d'alerte nucléaire

Respectez les consignes de protection des pouvoirs publics (prise d’iode par exemple) diffusées par la radio (France Bleu, France Info, etc.), la télévision (France Télévisions) et le site Internet de votre préfecture. Pensez à vous doter, auparavant, d’une radio à piles et de piles de rechange.

 

Picto réflexe numéro 1 en cas d'alerte nucléaire

 

 

Restez à l’abri. A l’école, vos enfants sont pris en charge par leurs enseignants.

 

 

Picto réflexe numéro 1 en cas d'alerte nucléaire

 

Ne saturez pas les réseaux de communication. Ils sont nécessaires à l‘organisation des secours et à la transmission d’informations.

 

 

Picto réflexe numéro 1 en cas d'alerte nucléaire

La dose d’iode stable doit être prise uniquement et immédiatement à la demande du préfet et en respectant la posologie suivante :

  • A partir de 12 ans (adulte, y compris les femmes enceintes) : 2 comprimés d’iode (130 mg) ;
  • Enfant de 3 à 12 ans : 1 comprimé d’iode (65 mg)
  • Enfant de 1 mois à 3 ans : ½ comprimé d’iode (30 mg)
  • Nourrisson (jusqu’à 1 mois) : ¼ de comprimé d’iode (15 mg).

Que faire si j’ai des animaux ?

Picto réflexe numéro 1 en cas d'alerte nucléaire

Munissez vous du kit d’urgence que vous aurez préparé au préalable : il comprend en particulier vos papiers personnels, vos éventuels traitements médicaux, des vêtements, de la nourriture et de la boisson. Lors de l’évacuation, respectez les consignes de circulation.

Que faire si j’ai des animaux ?

En savoir + sur la préparation du kit d’urgence

 

Pourquoi une alerte nucléaire ?

L’alerte est déclenchée quand un événement dans une centrale nucléaire est susceptible d’entraîner des rejets radioactifs, notamment de l’iode, et d’avoir des conséquences sur la population présente à proximité.

QUI EST CONCERNÉ PAR LA DISTRIBUTION D’IODE 2016 ?

Qu'est-ce qu'une zone PPI ?

La zone concernée par le Plan Particulier d’Intervention (PPI) correspond à la zone située dans un rayon de 10 kilomètres autour d’une centrale nucléaire. Le PPI prévoit des procédures particulières (mise à l’abri, prise d’iode, etc.) afin de protéger les populations dans cette zone.



Saisissez votre code postal

Vous êtes en zone PPI
Vous n'êtes pas en zone PPI

Si vous habitez dans cette zone, vous êtes concerné(e) par la distribution préventive d’iode stable, il est nécessaire de retirer vos comprimés.

Un courrier nominatif est adressé à l’ensemble des foyers, entreprises et ERP concernés. Il comprend un bon de retrait que vous devez présenter à un pharmacien participant à l’opération. Le pharmacien vous aidera à déterminer le nombre de boîtes nécessaires et vous apportera des conseils pratiques.

En savoir + sur les centrales nucléaires EDF

Au-delà, les pouvoirs publics ont constitué des stocks territoriaux de comprimés d’iode, mobilisables en situation d’urgence, pour couvrir les besoins de la population française. Les plans ORSEC iode départementaux décrivent les modalités de distribution des comprimés.

En savoir + sur les centrales nucléaires EDF

LES COMPRIMÉS D’IODE

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Les campagnes de distribution des comprimés d’iode ont pour objectif de mettre à disposition des populations riveraines des centrales nucléaires des comprimés d’iode stable permettant de protéger leur thyroïde en cas de rejet accidentel d’iode radioactif dans l’atmosphère.

Ces campagnes de distribution ont lieu régulièrement depuis 1997 et concernent ce qu’on appelle la zone « PPI », c’est-à-dire la zone située dans un rayon de 10 kilomètres autour de chaque centrale nucléaire et concernées par le Plan Particulier d’Intervention (PPI).

Actuellement, les campagnes de distribution d’iode stable concernent l’ensemble des établissements recevant du public (ERP), à savoir l’ensemble des écoles, administrations et entreprises concernées, et les 427 000 foyers répartis dans les 500 communes concernées par le PPI.

Une nouvelle campagne de distribution a lieu en 2016 afin de remplacer les comprimés en circulation depuis 2009 qui arrivent à péremption. Les comprimés distribués en 2016 ont une validité de 7 ans.

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Où se procurer des comprimés d’iode ?

Que vous soyez riverain, chef d’entreprise, responsable d’un établissement recevant du public (ERP), un courrier contenant un bon de retrait vous est envoyé en février 2016. Grâce à ce bon, vous pouvez retirer gratuitement vos comprimés d’iode dans une pharmacie participant à l’opération.

Liste des pharmacies

POURQUOI DES COMPRIMÉS D’IODE ?

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La prise de comprimés d’iode stable est un moyen de protéger efficacement la thyroïde contre les effets des rejets d’iode radioactif qui pourraient se produire en cas d’accident nucléaire.

L’iode est en effet un oligo-élément naturel, indispensable au fonctionnement de la thyroïde. On le retrouve dans l’eau et les aliments que nous consommons. Les comprimés d’iode sont des médicaments fabriqués avec de l’iode comparable à celui qui se trouve dans la nature et dans l’alimentation : on l’appelle l’iode stable.

En cas d’accident nucléaire, le rejet d’iode radioactif dans l’atmosphère pourrait constituer un risque sanitaire significatif pour la population. Respiré ou avalé, l’iode radioactif se fixe sur la glande thyroïde et pourrait accroître le risque d’apparition de cancer de cet organe, surtout chez les enfants. L’iode stable sature la glande qui ne peut plus capter ou fixer l’iode radioactif.

Prendre ses comprimés d’iode sur ordre du préfet fait partie des actions de protection des populations en cas d’alerte avec l’évacuation et la mise à l’abri. Les enfants et les femmes enceintes sont particulièrement concernés par cette mesure.

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PAROLES D’EXPERTS

Les 6 réflexes

Philippe Le Moing-Surzur, sous-directeur de la planification et de la gestion des crises au ministère de l’Intérieur, développe les 6 réflexes pour bien réagir en cas d’accident nucléaire.

Pourquoi une campagne ?

Alain Delmestre, directeur général adjoint de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), nous explique l’intérêt d’une campagne de distribution d’iode.

Pourquoi l’iode ?

Le Pr Martin Schlumberger, chef du service de médecine nucléaire à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy, nous explique l’intérêt médical de l’iode et son utilisation.

La protection des agents EDF

Le Dr Bernard Le-Guen, Directeur de la radioprotection du parc nucléaire EDF, nous parle de la protection des agents des centrales nucléaires EDF.

LES ACTEURS

Le préfet

Le préfet

Le préfet est le directeur des opérations de secours. En cas de crise nucléaire, il décide, dans le cadre du Plan Particulier d’Intervention (PPI), des actions de protection de la population (mise à l’abri, évacuation, ingestion de comprimés d’iode, interdictions alimentaires). Le préfet est un acteur important de la campagne de distribution d’iode 2016.

Le maire

Le maire

Le maire est le premier responsable de la sécurité civile dans sa commune. En cas de crise nucléaire, il agit sous la direction du préfet. Le maire est un relai important de la campagne de distribution d’iode 2016 auprès de ses concitoyens.

Le pharmacien

Le pharmacien

Les pharmaciens participant à l’opération dispensent gratuitement les boîtes de comprimés d’iode nécessaires à votre famille et/ou votre établissement, sur remise de votre bon de retrait nominatif. En l’absence de celui-là, ils le feront sur présentation d’un justificatif de domicile. Ils vous donneront les conseils associés, n’hésitez pas à les questionner…

Le médecin

Le médecin

Votre médecin généraliste connaît les risques médicaux en cas d’accident nucléaire, il a été informé de l’organisation de la campagne de distribution d’iode 2016. Il connaît les modalités de retrait du médicament en pharmacie et les conditions de prise de ce traitement en cas de besoin. Il pourra vous donner des renseignements utiles.

Autorité administrative indépendante, l’ASN assure, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires. Elle contribue à l’information des citoyens. L’ASN s’appuie sur l’expertise de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).

L’IRSN est l’expert public national des risques nucléaires et radiologiques. Il concourt aux politiques publiques en matière de sûreté nucléaire et de protection de la santé et de l’environnement au regard des rayonnements ionisants. Organisme de recherche et d’expertise, il agit en concertation avec les acteurs concernés par ces politiques, tout en veillant à son indépendance de jugement.

EDF est le premier responsable de la sûreté de ses centrales nucléaires. De la conception à l’exploitation de ses centrales, EDF met en œuvre toutes les dispositions techniques, humaines et organisationnelles pour prévenir les accidents et ainsi protéger, en toutes circonstances, la population et l’environnement.

Les Commissions Locales d'Information

Les Commissions Locales d'Information

36 CLI existent autour des installations nucléaires en France. Ce sont des instances de débat et d’expression pluralistes qui ont une mission de suivi, d’information et de concertation en matière de sûreté, de radioprotection et d’impact des activités nucléaires sur les personnes et l’environnement. Les CLI sont fédérées au sein de l’Association Nationale des Comités et Commissions Locales d’Information (ANCCLI).

Le ministère de l’Intérieur est chargé de la sécurité intérieure, de l’administration du territoire et des libertés publiques. À ce titre, il est notamment responsable de la protection des populations riveraines et des centrales nucléaires françaises.

La Direction Générale de la Santé (DGS) du ministère chargé de la santé prépare et met en œuvre la politique de santé publique en particulier afin de protéger la population des menaces sanitaires. Elle veille notamment à garantir la capacité du système de santé à détecter, analyser et gérer les alertes et les situations sanitaires exceptionnelles.

 

Au sein du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR), la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) élabore la politique éducative et pédagogique et assure la mise en œuvre des programmes d’enseignement des écoles, des collèges, des lycées et des lycées professionnels.

 

FAQ

À quels risques suis-je exposé(e) ?

Quelles sont les actions de protection des populations en cas d’accident nucléaire ?

La mise à l’abri est une action immédiatement applicable par la population. Elle vise à atténuer l’effet des rayonnements par l’interposition de la structure en dur des bâtiments, et le risque de contamination interne et externe due aux particules et aux gaz par le maintien des personnes dans des locaux clos et peu ventilés.

La prise de comprimés d’iode stable, associée à la mise à l’abri est un moyen de protéger efficacement la thyroïde contre les effets de l’iode radioactif rejeté lors de l’accident.

L’évacuation vise à soustraire dans les meilleurs délais la population aux risques liés à des rejets importants et longs, si possible avant que le rejet ne débute, ou tant qu’il est de faible intensité.

Des restrictions de consommation et de commercialisation (denrées alimentaires, lait, eau) peuvent compléter le dispositif.

Qu’est-ce qu’une zone PPI ?

Le Plan Particulier d’Intervention (PPI) est un dispositif défini pour protéger les populations, les biens et l’environnement afin de faire face aux risques liés à l’implantation d’une installation industrielle. Ce plan détermine quels sont les moyens de secours mis en œuvre en cas d’accident. Le PPI est élaboré par les pouvoirs publics et fait partie du dispositif d’organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC) départemental.

Dans le cas des centrales nucléaires, la zone concernée par le PPI correspond à un rayon de 10 km autour de la centrale.

À part l'iode radioactif, quels sont les autres éléments radioactifs rejetés en cas d’accident nucléaire ? Comment s’en protéger ?

En cas d’accident nucléaire grave, d’autres éléments radioactifs nocifs pour la santé pourraient être rejetés (césium, strontium par exemple). Il pourrait également s’agir de gaz rares qui ne se fixent pas sur l’organisme. Les comprimés d’iode ne protègent que de l’iode radioactif, c’est pourquoi d’autres actions seraient menées : la mise à l’abri, des restrictions alimentaires ou l’évacuation en fonction de la gravité des rejets. C’est le préfet qui ordonne de telles actions.

Comment gère-t-on les conséquences à long terme d’un accident nucléaire ?

Avec le retour à l’état maîtrisé de l’installation, les pouvoirs publics doivent mettre en place une gestion de la phase post-accidentelle, en s’appuyant en particulier sur les « éléments de doctrine post-accidentelle d’un accident nucléaire » édités par l’ASN. Les maires ont un rôle majeur à jouer dans la mise en œuvre des actions sur le terrain.

Trois zones sont définies pour la gestion post-accidentelle :

• une Zone de Protection des Populations (ZPP) à l’intérieur de laquelle des actions sont nécessaires pour réduire l’exposition des personnes (ex. restrictions de commercialisation des denrées produites localement, accompagnement médical de la population, décontamination) ;
• une Zone de Surveillance renforcée des Territoires (ZST), plus étendue et davantage tournée vers une gestion économique, au sein de laquelle une surveillance spécifique des denrées alimentaires et des produits agricoles et manufacturés sera mise en place ;
• et, si les niveaux de contamination le justifient, un Périmètre d’Éloignement (PE) inclus dans la ZPP, et à l’intérieur duquel les résidents devront être éloignés pour une durée pouvant aller jusqu’à plusieurs mois ou plusieurs années.

Quelle est la différence entre la contamination et l’irradiation ?

La contamination est provoquée par des particules radioactives déposées sur la peau ou qui sont ingérées ou inhalées. Ces particules sont comparables à de la poussière qui se dépose. La contamination peut être interne ou externe suivant qu’elle pénètre ou non dans le corps humain.

L’irradiation est provoquée par un rayonnement émis par la matière radioactive. Elle peut être comparée aux rayons du soleil.

L’alerte nucléaire

À quoi correspond une situation d’alerte ?

Une alerte correspond à la situation où les autorités diffusent un signal destiné à avertir les populations d’un danger, qu’il soit imminent ou en train de produire ses effets, et susceptible de porter atteinte à leur intégrité physique et aux biens, nécessitant d’adopter un comportement réflexe de sauvegarde.

Comment suis-je averti(e) d’un accident nucléaire ?

Si un accident survient dans une installation nucléaire, les populations environnantes sont averties :

• soit par un message diffusé par les véhicules d’alerte ;
• soit par le déclenchement des sirènes installées autour de l’installation en cause. Ces sirènes, au son modulé (montant et descendant) ont un signal qui dure trois fois 1 minute et 41 secondes espacées de 5 secondes.
• La fin de l’alerte est donnée par un signal continu de 30 secondes.

À la réception de l’alerte, il est demandé de se mettre à l’abri dans les habitations et d’écouter la radio qui communiquera régulièrement des informations sur l’évolution de la situation et la conduite à tenir.

Que faire en cas d’alerte ?

Si les sirènes ont retenti ou si vous avez entendu un message d’alerte, il faut vous mettre à l’abri :

si vous êtes dehors, entrez dans le bâtiment le plus proche ;
si vous êtes en voiture, arrêtez-vous et réfugiez-vous dans le bâtiment le plus proche. Ne tentez pas de partir avec votre voiture. Vous risqueriez une exposition au danger et vous gêneriez la circulation des véhicules de secours;
si vous êtes à l’intérieur (au travail, chez vous…), restez-y et enfermez-vous. Ne tentez pas d’aller chercher vos enfants à l’école, ceux-ci seront pris en charge par les enseignants. Ne tentez pas de rejoindre vos proches, vous pourriez être exposé à la radioactivité en sortant dehors.

Où puis-je m’informer sur l’accident et les actions de protection ?

En cas d’accident dans une installation nucléaire, l’exploitant nucléaire comme les pouvoirs publics ont un devoir d’information des populations.

Le préfet informe la population des actions de protection qu’il a décidé de mener (mise à l’abri, prise de comprimés d’iode, évacuation) et sur les comportements que la population affectée par l’accident doit adopter. La préfecture met un numéro d’appel à disposition du public pour renseigner toutes personnes sur la situation et la conduite à tenir. Ce numéro d’appel sera communiqué à la population concernée en cas d’accident.

L’Autorité de sûreté nucléaire (l’ASN) et son appui technique, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), informent le public et les médias de l’état de sûreté de l’installation accidentée et des éventuels rejets dans l’environnement et de leurs risques pour la santé des personnes et pour l’environnement.

De son côté l’exploitant nucléaire doit informer le public de l’état des installations accidentées et de l’évolution prévisible de la situation.

Les médias, notamment les radios locales, diffuseront, à mesure de l’évolution de la situation, des informations concernant la protection de l’environnement et des populations.

L’iode stable

À quoi servent les comprimés d’iode ?

En cas de rejet radioactif, l’objectif des pouvoirs publics est de limiter au maximum l’exposition de la population aux rejets radioactifs.

L’iodure de potassium, appelé iode stable, est indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïde. La prise d’iode stable, associée à la mise à l’abri est un moyen de protéger efficacement la thyroïde contre les effets de l’iode radioactif rejeté lors d’un accident nucléaire.

En cas d’accident nucléaire, le rejet d’iode radioactif dans l’atmosphère pourrait constituer un risque sanitaire pour la population. Respiré ou avalé, l’iode radioactif se fixe sur la glande thyroïde et peut accroître le risque d’apparition de cancer de cet organe, surtout chez les enfants. L’iode stable sature la glande qui, ainsi, ne peut plus capter ou fixer l’iode radioactif.

Prendre ses comprimés d’iode sur instruction du préfet fait partie des actions de protection des populations en cas d’accident avec l’évacuation et la mise à l’abri.

Tout le monde peut-il prendre des comprimés d’iode ?

Tout le monde peut prendre des comprimés d’iode stable mais ils sont particulièrement indiqués pour les fœtus (femmes enceintes), les enfants et les jeunes car leur thyroïde est plus sensible.

Quelle est la posologie des comprimés d’iode ?

Chaque boîte contient 10 comprimés d’iode stable dosés à 65 mg. La posologie est la suivante :

• Adulte : 2 comprimés (y compris les femmes enceintes et les jeunes de plus de 12 ans)
• Enfant de 3 à 12 ans : 1 comprimé
• Enfant de 1 mois à 3 ans : 1/2 comprimé
• Nourrisson : 1/4 de comprimé pour les bébés jusqu’à 1 mois

ATTENTION : si vous souffrez d’une maladie thyroïdienne ou si vous avez des antécédents de pathologies thyroïdiennes, demandez conseil à votre médecin.

Est-il possible de développer une allergie à l’iode ?

Les allergies connues à l’iode sont extrêmement rares. En revanche, il est possible d’être allergique aux excipients contenus dans les comprimés d’iode, mais c’est également très rare. En cas d’allergie avérée, il existe une alternative aux comprimés d’iode qui est la solution iode-iodurée forte de Lugol. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.

A quel moment doivent être pris ces comprimés ?

En cas d’accident nucléaire, le comprimé doit être pris lorsque le préfet en donne la consigne et uniquement à ce moment-là. Le préfet utilisera tous les moyens d’informations existants pour alerter la population et donner les consignes à suivre : les sirènes, la télévision, la radio, les véhicules avec haut-parleurs des pompiers et des gendarmes. C’est pourquoi il est très important de suivre les informations données sur France Bleue et France 3 afin de vous tenir prêt.

J’ai avalé trop de comprimés par erreur. Est-ce dangereux ?

Non, l’iodure de potassium est un produit naturel qui n’est pas toxique.

Pendant combien de temps les comprimés d’iode sont-ils efficaces après ingestion ?

L’efficacité des comprimés d’iode est de 24 heures après leur ingestion.

J’ai eu une ablation de la thyroïde, les comprimés d’iode me servent-ils à quelque chose ?

Non, si vous avez eu une ablation totale de la thyroïde, les comprimés d’iode ne vous sont pas utiles. Si l’ablation de la thyroïde est partielle, la thyroïde est incapable de concentrer l’iode. En cas de doute, il est préférable de consulter votre médecin.

La distribution des comprimés d’iode stable

Pourquoi distribue-t-on des comprimés d’iode dans la zone PPI ?

Les campagnes de distribution des comprimés d’iode ont pour objectif de mettre à disposition des populations riveraines des centrales nucléaires des comprimés d’iode stable leur permettant de protéger leur thyroïde en cas de rejet accidentel d’iode radioactif dans l’atmosphère.

Ces campagnes de distribution ont lieu régulièrement depuis 1997 et concernent la zone « PPI », c’est-à-dire les zones situées dans un rayon de 10 km autour de chaque centrale nucléaire et concernées par le Plan Particulier d’Intervention (PPI).

Les campagnes de distribution d’iode stable concernent l’ensemble des établissements recevant du public (ERP), à savoir les écoles, administrations et entreprises publiques et privées, et 427 000 foyers répartis dans les 500 communes concernées par le PPI.

La campagne de distribution 2016 vise à remplacer les comprimés distribués en 2009 qui arrivent à péremption. Les comprimés distribués en 2016 ont une validité de 7 ans.

En quoi consiste la campagne de distribution d’iode 2016 ?

La campagne de distribution d’iode stable 2016 est également l’occasion d’informer et de mobiliser les citoyens.

Le citoyen est au cœur de cette démarche, car, en dernier ressort, en cas de crise, c’est lui qui devra agir pour se protéger selon les consignes qu’il recevra.

Le citoyen est le premier responsable de sa sécurité. Il n’est pas de gestion de crise efficace sans implication du citoyen.

Dans ce but, de nombreux acteurs de terrain, comme les maires, les Commissions Locales d’Information (CLI), les professionnels de santé, sont mobilisés aux côtés des pouvoirs publics et d’EDF afin de diffuser les informations relatives aux bons réflexes à avoir en cas d’accident nucléaire.

Que dois-je faire des comprimés obtenus lors de la campagne de 2009 ?

Les comprimés mis à disposition lors de la campagne de 2009 sont valables jusqu’en 2016. Vous devez les ramener en pharmacie lorsque vous irez retirer vos nouveaux comprimés. Comme pour tout médicament, ne jetez pas vos comprimés d’iode périmés à la poubelle.

Si la prise de comprimés d’iode était nécessaire au-delà du rayon des 10 km, comment serait organisée la distribution ?

Deux dispositifs de distribution existent afin de mettre à la disposition des populations de l’iode stable :

• Une distribution préventive dans un rayon de 10 km autour de la centrale nucléaire qui permet de protéger les populations en cas d’accident évoluant rapidement ;

• Une distribution réalisée en situation d’urgence dans le cadre des plans ORSEC iode départementaux. L’État a constitué des stocks de comprimés d’iode pour être en mesure de protéger la population se trouvant en dehors des périmètres définis autour des installations nucléaires et de couvrir les besoins de la population française en cas de risque d’exposition à de l’iode radioactif.

Si au vu des informations dont ils disposent, les préfets considèrent que la situation nécessite la prise de comprimés d’iode stable, les stocks sont déployés vers des points de distribution de proximité alors indiqués au public, notamment par la radio. Des mesures de mise à l’abri, évacuation ou restriction de consommation peuvent compléter ce dispositif, afin de soustraire les populations à l’ensemble des risques liés à des rejets radioactifs.

Si le rayon de 10 km autour de la centrale correspondant à la zone PPI englobe des territoires situés à l’étranger, comment est alors organisée la distribution d’iode stable ?

Dans le cas où des territoires correspondant au rayon de 10 km autour de la centrale nucléaire sont situés à l’étranger, des distributions d’iode y sont organisées par les autorités compétentes du pays concerné. Ces campagnes de distribution d’iode stable ne sont pas nécessairement concomitantes de celles organisées en France.

Où stocker les comprimés ?

Les comprimés doivent être stockés dans un endroit aisément mémorisable, sec et frais mais ne doivent pas être mis au réfrigérateur. Il est recommandé de ne pas stocker les comprimés d’iode dans une cuisine, une salle de bain ou une buanderie : la pièce où ils se trouvent ne doit pas être humide.

Le recours aux comprimés d’iode s’est-il déjà avéré nécessaire en France ?

Ce cas ne s’est jamais présenté en France. La distribution de boîtes de comprimés d’iode est une distribution préventive.

Mise à l’abri

Qu’est-ce que la mise à l’abri ?

La mise à l’abri consiste à gagner au plus tôt un bâtiment en dur, fermer portes et fenêtres, interrompre les ventilations mécaniques sans toutefois obstruer les prises d’air correspondantes. Une caravane, un véhicule ou une tente par exemple n’assurent pas une mise à l’abri efficace.

En cas d’accident sur une installation nucléaire, la mise à l’abri des populations est une mesure qui vise un double objectif :
• réduire l’exposition à la radioactivité ;
• permettre aux personnes concernées d’être informées, via la radio, la télévision et Internet, de l’évolution de la situation et des dispositions à prendre pour se protéger conformément aux instructions du préfet.

La mise à l’abri est une mesure qui ne peut être appliquée plus de quelques heures, compte tenu des contraintes qu’elle impose à la population. Son objectif est de soustraire la population aux dangers immédiats que pourrait représenter le passage d’un rejet radioactif. Une fois le rejet passé, la mise à l’abri serait levée et le préfet déciderait si les populations peuvent rester sur place ou doivent être évacuées.

Que dois-je faire une fois à l’abri ?

Vous devez jusqu’à nouvel ordre rester à l’abri dans un bâtiment en dur, fermez toutes les fenêtres et ouvertures.

N’utilisez pas de système de ventilation sauf en mode recirculation.

Écoutez les messages des pouvoirs publics dans les médias publics locaux (France Bleu et France 3, site internet préfectoral).

Respectez précisément les consignes des pouvoirs publics.

Limitez vos communications téléphoniques.

Vous pouvez consommer les denrées stockées à l’intérieur du bâtiment, boire et utiliser l’eau du robinet.

Préparez-vous à une éventuelle évacuation.

Pourquoi ne puis-je pas aller chercher mes enfants à l’école ?

N’allez pas chercher vos enfants à l’école.

Vos enfants sont en sûreté dans leur école où un plan de protection a été mis en place. En allant les chercher, vous risquez de vous exposer et de les exposer à la radioactivité.

Les enseignants prennent vos enfants en charge en cas d’alerte. Aller chercher vos enfants à l’école risquerait d’une part de vous exposer au danger de la radioactivité et d’autre part de gêner la circulation des véhicules de secours.

Si la mise à l’abri est ordonnée par les pouvoirs publics, vos enfants seront mis à l’abri à l’école, sous la surveillance des enseignants.

Si l’évacuation est ordonnée, vos enfants seront évacués collectivement par des moyens de transports en commun.

Quand pourrai-je sortir de chez moi et quelles précautions dois-je prendre ?

Vous serez informé dès que possible par les pouvoirs publics du moment.

Puis-je utiliser mon téléphone pendant la mise à l’abri ?

Il est recommandé de limiter au maximum ses appels téléphoniques afin de ne pas encombrer le réseau téléphonique qui doit rester disponible pour la gestion des secours.

Réservez vos appels téléphoniques aux numéros d’information qui seront mis à votre disposition.

Que puis-je boire et manger ?

En cas de rejets radioactifs, et sur décision des pouvoirs publics, les produits à ne pas consommer sont les produits frais tels que les légumes et les fruits produits sur place, ainsi que le lait de la ferme et l’eau du puits dans la zone concernée par l’interdiction.

Si vous vous êtes mis à l’abri, vous pouvez consommer les denrées stockées à l’intérieur du bâtiment. À titre préventif, il est recommandé de boire de l’eau en bouteille.

Mon conjoint/ma conjointe travaille sur le site nucléaire. Est-ce que je peux le/la joindre pendant l’accident ?

En situation d’urgence, il est demandé à la population de ne pas encombrer les réseaux téléphoniques. De plus, pour ne pas déranger les équipes gérant la crise, il est recommandé aux familles des membres de ces équipes de ne pas chercher à les joindre.

Évacuation et éloignement

Pourquoi dois-je quitter ma maison ?

L’évacuation ou l’éloignement sont décidés afin d’éviter des risques d’irradiation et de contamination dus aux particules radioactives qui pourraient être dans votre zone à la suite de l’accident.

Vous seriez informé(e) par les pouvoirs publics du moment du départ.

Pour les personnes n’ayant pas de moyen de locomotion, un lieu de rassemblement leur serait indiqué afin qu’elles soient prises en charge.

Pour les personnes ayant un moyen de locomotion, un point de ralliement dans une zone sûre leur serait indiqué.

Restez à l’écoute des médias locaux (France Bleu et France 3).

Que dois-je faire avant de quitter mon domicile ?

Fermez votre maison. Munissez-vous du kit d’urgence que vous aurez préparé au préalable : il comprend en particulier vos papiers personnels, vos éventuels traitements médicaux, des vêtements, de la nourriture et de la boisson.

Quand pourrai-je retourner chez moi ?

Vous serez informé(e) par les pouvoirs publics du moment du retour. La priorité des pouvoirs publics est de protéger la santé des citoyens.

Qu’est-ce que l’évacuation ?

L’évacuation est une mesure visant à déplacer, vers des lieux sûrs, les populations concernées par une menace de rejet radioactif. En particulier, elle est justifiée si les rejets prévisibles peuvent conduire à des conséquences telles que les autres mesures de protection (mise à l’abri, ingestion de comprimés d’iode stable) auraient une efficacité insuffisante.

Qui décide l’évacuation ?

L’évacuation des populations (ou d’une partie de la population) vivant à proximité de l’installation nucléaire accidentée relève d’une décision du préfet. L’organisation de cette évacuation est du ressort des pouvoirs publics locaux placés sous son autorité.

Qui prend en charge l’évacuation ?

Les pouvoirs publics locaux ont la charge de pourvoir aux moyens de transports publics et/ou privés qui seraient utilisés lors d’une évacuation, de même qu’ils ont la charge d’établir, en préalable à la crise, les itinéraires d’évacuation et de procéder à leur balisage le moment venu.

Où m’emmène-t-on ?

En cas d’évacuation, les pouvoirs publics mettraient en place, hors de la zone de risque, des centres d’accueil/hébergement pour les personnes isolées et les familles, ainsi que des centres d’accueil pour les établissements tels que les établissements scolaires, les établissements de soins, les maisons de repos, les maisons de retraite, etc. En général l’évacuation d’un établissement donné est prévue vers un établissement analogue (une école maternelle vers une école maternelle, une maison de retraite vers une maison de retraite …).

Par ailleurs, en cas de besoin, des centres de contrôle de la contamination des personnes seraient mis en place.

Puis-je utiliser ma voiture ? Quels itinéraires puis-je emprunter ?

L’évacuation spontanée par ses propres moyens est à éviter en cas d’accident, sauf si elle est expressément préconisée par le préfet. L’évacuation serait donc normalement prise en charge par les pouvoirs publics qui mettraient en place les moyens nécessaires pour la réaliser.

Animaux de compagnie

J’ai des animaux de compagnie, comment puis-je les protéger en cas d’alerte ?

Si l’alerte vient d’être donnée, vous pouvez mettre à l’abri vos animaux de compagnie, dans la mesure où leur mise à l’abri est facile à réaliser. Vous ne devez en aucun cas vous mettre en danger, mettre en danger les autres ou entraver l’action des secours afin de mettre un animal de compagnie à l’abri.

Puis-je prendre avec moi mon animal de compagnie en cas d’évacuation ?

Pendant la phase d’urgence, une évacuation des populations peut également s’avérer nécessaire. Une séparation liée à une incertitude sur le sort de l’animal est perturbatrice pour les propriétaires. Il est donc recommandé de permettre aux personnes, si cela ne porte pas atteinte à leur sécurité, d’emmener leurs animaux de compagnie.

Dois-je donner des comprimés d’iode à mes animaux de compagnie en cas d’alerte ?

On déconseille l’administration d’iode stable aux animaux pour des raisons multiples. L’analyse des avantages et des inconvénients d’une telle administration est nettement en sa défaveur : outre le niveau faible du risque sanitaire qu’elle est appelée à prévenir, elle ne présenterait un intérêt que chez l’animal radiosensible, c’est-à-dire le jeune et principalement le très jeune animal (moins de 3 mois).

J'ai un cheval ou un âne ?

Parmi les animaux d’agrément, il existe des espèces herbivores : chevaux, ânes, etc. En cas de déplacement des personnes, la solution la plus réaliste pour ces animaux, dans la mesure où ils bénéficient d’un pré, pourra être de les y laisser.

Dans un second temps, il conviendra d’examiner la possibilité de les déplacer ou, en fonction du degré de contamination de l’herbe, de leur apporter une alimentation non contaminée.

Éleveurs

Comment puis-je protéger mes animaux en cas d’alerte ?

En situation d’urgence radiologique, le risque sanitaire pour l’animal est assez faible. C’est pourquoi les actions recommandées pour prévenir son exposition doivent être très simples d’application et ne jamais entraver celles nécessaires à la protection des personnes.

Pour les animaux d’élevage au regard du nombre parfois important d’animaux, si des actions de protection de la population sont décidées (ex. mise à l’abri), aucune action de protection des troupeaux ne doit être engagée.

Si aucune action de protection d’urgence n’est décidée pour la population, il est possible d’engager des actions qui limiteront la contamination future des animaux. Il s’agit de mettre en œuvre des actions visant d’une part à protéger l’élevage et limiter son exposition à la contamination radiologique, d’autre part à protéger les stocks d’aliments sur l’exploitation. Il peut être recommandé de :

• rentrer ou maintenir les animaux à l’intérieur, afin de limiter leur contamination interne par ingestion d’herbe contaminée ;
protéger les stocks et le matériel, afin de limiter leur contamination (fermeture des bâtiments et des silos de stockage, couverture des stocks de fourrage présents sur l’exploitation) ;
• fermer, si possible, les bâtiments d’élevage.

On déconseille l’administration d’iode stable aux animaux. L’analyse des avantages et des inconvénients d’une telle administration est en sa défaveur : outre le niveau faible du risque sanitaire qu’elle est appelée à prévenir, elle ne présenterait un intérêt que chez l’animal radiosensible, c’est-à-dire le jeune et principalement le très jeune animal (moins de 3 mois).

Si une évacuation est mise en œuvre pour les populations et que le retour de ces populations n’est pas possible dans les jours qui suivent, des intervenants seront spécifiquement missionnés afin d’apporter les soins indispensables aux animaux (eau, nourriture, traite…). Dans un second temps, ces animaux pourront être déplacés vers des territoires moins contaminés où une alimentation conforme pourra leur être fournie, afin de faciliter leur décontamination.

Mon bétail peut-il ingérer des comprimés d’iode ?

On déconseille l’administration d’iode stable aux animaux. L’analyse des avantages et des inconvénients d’une telle administration est en sa défaveur : outre le niveau faible du risque sanitaire qu’elle est appelée à prévenir, elle ne présenterait un intérêt que chez l’animal radiosensible, c’est-à-dire le jeune et principalement le très jeune animal (moins de 3 mois).

Que faire avec mes animaux d’élevage en cas d’évacuation ?

Dans le cas où une évacuation des populations est nécessaire, il n’est pas envisageable d’évacuer également les animaux d’élevage. Au cas où les populations ne peuvent pas retourner dans la zone dans les jours qui suivent, des intervenants seront spécifiquement missionnés afin d’apporter les soins indispensables aux animaux (eau, nourriture, traite, etc.). Dans un second temps, ces animaux pourront être déplacés vers des territoires moins contaminés où une alimentation conforme pourra leur être fournie, afin de faciliter leur décontamination.

Les acteurs de la gestion de crise en cas d’alerte nucléaire

Le rôle des préfets

En cas d’alerte nucléaire, le préfet est le directeur des opérations de secours, c’est-à-dire qu’il décide des actions à mettre en place à la fois pour sécuriser la zone concernée par l’alerte nucléaire et pour protéger les populations. C’est notamment lui qui ordonne aux populations de prendre leurs comprimés d’iode et qui décide d’une évacuation.

Le rôle des maires

En cas d’alerte nucléaire, la mission des maires est d’aider à la mise en œuvre sur le territoire de leur commune des actions de protections des populations décidées par le préfet (mise à l’abri, évacuation, prise d’iode, etc.).

Afin de se préparer à une telle éventualité, l’ensemble des actions à engager par les maires est répertorié dans ce qu’on appelle le plan communal de sauvegarde de la commune. Ce plan décrit l’organisation à mettre en place par la commune en cas d’alerte et les moyens mis à disposition afin de remplir ce but.

Le rôle de l’ASN

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est une autorité administrative indépendante qui assure, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de radioprotection pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires.Elle contribue à l’information des citoyens.

En situation d’urgence, l’ASN a 4 missions essentielles :

• Contrôler le bien-fondé des actions conduites par l’exploitant
• Conseiller les autorités quant aux actions de protection des populations
• Informer la population et les médias
• Adresser et recevoir les notifications et demandes d’assistance internationales

En cas d’accident nucléaire, l’ASN est chargée d’assister le Gouvernement, en particulier en adressant aux autorités compétentes ses recommandations sur les mesures à prendre au plan médical et sanitaire ou au titre de la sécurité civile.

Dans une telle situation, l’ASN est également chargée d’informer le public sur l’état de sûreté de l’installation concernée et sur les éventuels rejets dans l’environnement et leurs risques pour la santé des personnes ou pour l’environnement.

Le rôle de l’IRSN

L’Institut de la radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) est un établissement public à caractère industriel et commercial chargé notamment de la recherche et de l’expertise sur les risques nucléaires et radiologiques.

En cas d’incident ou d’accident impliquant des sources de rayonnements ionisants, l’IRSN propose aux pouvoirs publics et aux autorités des mesures d’ordres technique, sanitaire et médical, propres à assurer la protection de la population, des travailleurs et de l’environnement, et à rétablir la sécurité des installations.

Le rôle d’EDF

EDF est l’exploitant de la centrale nucléaire. En cas d’accident nucléaire, il doit mettre en place son Plan d’Urgence Interne (PUI) qui définit les actions à mettre en œuvre sur le site afin de ramener l’installation dans un état sûr et limiter au maximum les conséquences sur les personnes et les biens.

EDF doit en parallèle informer de manière exhaustive les autorités publiques chargées de la sûreté nucléaire et de la radioprotection ainsi que le préfet qui dirige les opérations de protection des populations.